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Deux projets antagoniques et irréductibles

20/Quelle est la cause principale de la crise qui atteint notre pays ? C’est qu’il y a une contradiction manifeste entre d’une part les besoins de la société et de l’Algérie et d’autre part les intérêts des forces de l’argent sale liées aux tenants du despotisme néolibéral adossé à la rente par un mécanisme unique de pillage et de contrôle du pays, le soumettant, par ailleurs, à la logique du capital financier globalisé qui domine le monde.

21/C’est la raison pour laquelle la lutte en Algérie prend, ces dernières années, une dimension toujours plus large et un cours plus politique. Les résultats des élections de 2017, aussi bien législatives que locales, ont attesté de la profondeur du mécontentement dans la société, en même temps que l’aspiration à une transformation réelle de la vie quotidienne. Les algériennes et les algériens veulent se débarrasser des archaïsmes qui lestent le pays.

22/Aujourd’hui dans les secteurs les plus divers les luttes s’amplifient. Elles tendent de plus en plus à mettre en cause la nature de l’État. Et cette évolution n’est pas sans inquiéter profondément les forces de l’argent, otages des forces de l’argent sale, comme en a attesté l’épisode Tebboune. Pour y faire face elles invoquent leur patriotisme mais n’hésitent pas à exiger plus de concessions de la part de l’État en contrepartie de promesses d’investissement et de respect de la loi.

23/Certes, la montée du mécontentement populaire, le refus de l’austérité, suscite et accentue dans les rangs des forces de l’argent des décantations. Mais il n’est pas encore sûr qu’elles permettront d’isoler les forces de l’argent sale. L’amnistie fiscale augmente les prétentions de ces dernières, le recours à la planche à billet leur apparaît comme une possibilité de se livrer à encore plus de prédation si les orientations économiques n’étaient pas profondément corrigées.

24/Il est à craindre que les forces de l’argent voient dans le détournement systématique des ressources financières de l’État, par les forces de l’argent sale, un moyen de pression et de recomposition économique plus qu’une concurrence illégitime.  Et surtout, – qu’ils prennent le masque du national-libéralisme ou du progressisme libéral – les réformistes ont tous, en définitive, le même objectif que celui affiché au plus haut niveau de l’État : contrôler toujours plus le développement du marché, protéger le marché et algérianiser le marché. Pour sortir du néolibéralisme adossé à la rente ils proposent, les uns et les autres, de maintenir la politique de l’offre, que ce soit pour l’accentuer ou la corriger. Ils ne se disputent que sur le choix des méthodes et des hommes capables d’y parvenir et de lui assurer le soutien d’une base plus large.

25/En vérité, toute l’expérience du passé – et avant tout celle des 19 dernières années – le montre : la société algérienne n’obtiendra pas une amélioration profonde et durable de son sort tant que s’exercera sur la vie nationale la seule logique du profit immédiat au détriment des citoyens et de leurs familles. Il faut donc mettre un terme à cette situation qui encourage la spéculation au détriment de la production.

26/L’Algérie doit chercher une voie de sortie par le haut : par le travail et le mérite. Il faut instaurer un système où l’on produit des richesses et où on les redistribue de manière juste, où les citoyens décident enfin réellement des affaires qui les concernent, un système politique dont l’objectif suprême soit – non pas le profit égoïste de quelques-uns – mais le développement durable pour la satisfaction des besoins de tous.

Le MDS (Mouvement Démocratique et Social) est un mouvement politique moderne. Il est l’héritier du PAGS, fondé en 1966 auquel a succédé Ettahadi-Tafat en 1993. Hachemi Chérif, son premier secrétaire général, a élaboré la ligne de double rupture avec l’islamisme politique et le système rentier. Le MDS veut édifier une 2ème république démocratique et sociale, bâtie sur un Etat de droit, la séparation du politique et du religieux, la promotion de l’algérianité et la parité entre l’homme et la femme. Il lutte contre l’import-import et la spéculation qui défendent des intérêts étroits au détriment de l’émergence de l’Algérie. Le MDS veut réhabiliter le travail et mettre en place une économie productive basé sur l’investissement et le travail comme valeur primordiale. Son objectif est d’assurer un développement durable et une répartition équitable de la richesse crée. Il est de tous les combats auprès de la société qui aspire au progrès. Il œuvre au respect des droits des peuples et à la démocratisation des rapports internationaux. Le congrès extraordinaire du 28 avril 2018 signe un retour tonitruant du MDS sur la scène politique nationale avec la désignation de Fethi GHARES comme le premier candidat à la présidentielle de 2019, avec comme mot d’ordre, pour un Large gouvernement du travail. Lors de ce congrès Hamid FERHI fût reconduit en tant que coordinateur national du mouvement et Fahem DAHI fût désigné comme secrétaire général.

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