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Pour une Algérie démocratique et sociale

27/Le MDS souhaite édifier la 2ème république. C’est un État refondé, un État de droit démocratique, une démocratie vivante, une démocratie dans son acceptation universelle. C’est l’État dont la société a besoin pour faire face aux exigences du monde d’aujourd’hui. Son socle sera bâti en mettant en œuvre un véritable patriotisme économique permettant la promotion d’une économie productive et assurant un développement durable.

28/On parle beaucoup de patriotisme économique ces derniers temps. Mais il faut être clair et transparent. Il ne s’agit pas, en effet, de présenter, en se prévalant du projet de Novembre, des pseudo-réformes qui ne visent qu’à aménager le système ou bien de bavarder sur le caractère spécifique de notre expérience tout en refusant de s’attaquer aux forces de l’argent sale. Il faut avoir la conscience la plus élevées qu’elles sont, peut-être, en passe de détruire l’État de l’intérieur, en commençant par détruire le sens de l’État. Leur normalisation ne peut pas être un objectif. Le patriotisme économique doit marquer la rupture avec le néolibéralisme adossé à la rente.

29/Les conséquences d’une approche étroite du patriotisme économique peuvent être déduites de l’attitude des puissances et des organisations financières internationales. Le silence complaisant des partenaires étrangers sur l’amnistie fiscale qui se plaignent régulièrement du climat des affaires apparaît comme un soutien au compromis. Au fond, c’est une pression  pour aller toujours dans le même sens, prolongeant les pressions antérieures qui ont constitué parfois un véritable encouragement au démantèlement de l’appareil productif national, au profit d’une privatisation et d’une internationalisation du capital.

30/Le patriotisme économique et la démocratie doivent, au contraire, permettre de résister aux pressions extérieures et avoir pour but de libérer les algériens des inégalités sociales qui se sont accrues et de toutes les formes d’arbitraire, de garantir l’épanouissement de l’ensemble de la société, de permettre la réalisation des facultés individuelles et collectives. Et pour construire cette société il faut nécessairement que la liberté se conjugue avec l’égalité, que la loi soit au dessus de tout et de tous, que la souveraineté populaire ne soit plus un vain slogan. Il n‘y a pas de citoyenneté et de démocratie sans cela.

31/Parce qu’elle est destinée à rendre notre société souveraine, cette transformation sera nécessairement l’œuvre de la société elle-même.  Elle sera le fruit du puissant mouvement historique de la nation, de la mobilisation de son front intérieur. Nous voulons, au MDS, créer les conditions pour libérer ce mouvement, nous voulons ouvrir à notre pays une voie vers la démocratie politique et sociale qui prenne en compte l’expérience de notre peuple.

32/C’est précisément dans cet esprit que nous avions appelé à une transition en 2004. Cette initiative se fixait comme objectif premier à notre action l’établissement d’une 2ème république, au contenu politique et économique en rupture avec tout ce qui empêche de renouer avec l’espoir. C’est encore le sens de notre initiative d’aujourd’hui, mais cette fois-ci à partir des institutions telles qu’elles existent. Nous voulons toujours créer les conditions de leur dépassement, à terme, et proposons donc que la rupture se fasse en deux temps.

33/Aux algériennes et aux algériens qui sont en prise avec les difficultés d’existence accrues que leur cause l’orientation actuelle du pouvoir, à tous ceux qui s’interrogent sur les moyens d’en sortir, il nous semble aujourd’hui nécessaire d’expliquer ce qu’impliquent concrètement, pour leur vie quotidienne, pour l’État et pour la place de l’Algérie dans le monde, les conceptions démocratiques du MDS.

Le MDS (Mouvement Démocratique et Social) est un mouvement politique moderne. Il est l’héritier du PAGS, fondé en 1966 auquel a succédé Ettahadi-Tafat en 1993. Hachemi Chérif, son premier secrétaire général, a élaboré la ligne de double rupture avec l’islamisme politique et le système rentier. Le MDS veut édifier une 2ème république démocratique et sociale, bâtie sur un Etat de droit, la séparation du politique et du religieux, la promotion de l’algérianité et la parité entre l’homme et la femme. Il lutte contre l’import-import et la spéculation qui défendent des intérêts étroits au détriment de l’émergence de l’Algérie. Le MDS veut réhabiliter le travail et mettre en place une économie productive basé sur l’investissement et le travail comme valeur primordiale. Son objectif est d’assurer un développement durable et une répartition équitable de la richesse crée. Il est de tous les combats auprès de la société qui aspire au progrès. Il œuvre au respect des droits des peuples et à la démocratisation des rapports internationaux. Le congrès extraordinaire du 28 avril 2018 signe un retour tonitruant du MDS sur la scène politique nationale avec la désignation de Fethi GHARES comme le premier candidat à la présidentielle de 2019, avec comme mot d’ordre, pour un Large gouvernement du travail. Lors de ce congrès Hamid FERHI fût reconduit en tant que coordinateur national du mouvement et Fahem DAHI fût désigné comme secrétaire général.

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