Discours,  Politique

Un programme pour une Algérie souveraine

54/La transformation profonde de notre modèle politique et l’édification d’une économie saine, diversifiée et puissante préserveront les bases de l’indépendance nationale. Une Algérie démocratique doit, en effet, être une Algérie indépendante. Elle doit pouvoir en toutes circonstances décider souverainement de la meilleure manière de défendre ses intérêts et ceux de son peuple. Une Algérie démocratique et qui se développe c’est un pays qui renforce son front intérieur et pourra enfin laisser une ANP, armée du peuple, se consacrer à ses lourdes missions de défense des frontières.

55/Notre pays doit, par ailleurs, sauvegarder son entière liberté de choix pour initier les rapports de coopération les plus fructueux et continuer à défendre les principes du droit international. C’est ainsi que l’Algérie pourra aussi mener une politique active pour la démocratisation des relations internationales et autour des questions globales, en particulier celles ayant trait à la sécurité et à la paix. C’est de cette manière qu’au MDS nous articulons patriotisme et internationalisme.

56/Notre action permanente pour le soutien des peuples sahraoui et palestinien, pour la solidarité avec tous les peuples et mouvements qui combattent pour le progrès, l’indépendance nationale, la paix et la démocratie, montre assez l’importance que nous attachons à ces devoirs. Nos objectifs n’ont jamais été, ils ne sont pas égoïstes.

57/C’est pourquoi nous considérons, sans détour, que l’Algérie doit maintenir une politique de non alignement au moment où un monde multipolaire commence à se redessiner. C’est pourquoi aussi nous sommes hostiles à toute subordination de notre pays à des institutions supranationales qui viseraient à lui ôter des prérogatives. L’indépendance nationale est une condition nécessaire du développement démocratique.

58/Les militantes et militants du MDS ont payé, comme tous les algériennes et algériens, le prix du sang et consentis des sacrifices. Le MDS s’est consumé comme une bougie pour éclairer le chemin de la 2ème république. C’est par fidélité à cet héritage qu’il veut lever aujourd’hui les entraves au déploiement de toutes les énergies créatrice de notre peuple, écarter les obstacles qui freinent l’épanouissement de la nation. Y compris la communauté nationale à l’étranger qui constitue non pas une menace mais un atout.

59/L’Algérie dispose de vastes ressources naturelles, et ce n’est pas une malédiction, d’un potentiel économique encore partiellement inexploité. Ses travailleurs et ses compétences possèdent une tradition de travail qualifié qui n’est pas perdue. Dans tous les domaines de la création artistique ou de la recherche, elle compte des talents dignes de son héritage culturel et scientifique. La solide expérience de lutte et d’organisation de la société, sa conscience élevée lui ont permis de faire face seule à la menace du terrorisme islamiste. Sa jeunesse a échappé aux illusions du printemps arabe et ne demande qu’à mettre son énergie et son esprit novateur au service du pays. La société est prête à prendre toute sa place dans la gestion aussi bien au plan national qu’au plan local.

60/Nous disons qu’il faut libérer cet immense potentiel, ouvrir toutes grandes les portes à un nouvel élan du pays, car libération sociale et libération nationale vont de pair. Nous rejetons aussi bien les discours nihilistes que le réformisme infantilisant qui tous deux confondent patriotisme et alignement sur le pouvoir. Nos conceptions patriotiques et démocratiques, puisant aux meilleures sources de notre histoire et du patrimoine universel, sont un appel à la société et à l’État pour se libérer du joug des forces de l’argent sale qui oppriment et rançonnent l’Algérie.

61/De grandes tâches sont à l’ordre du jour : assurer un développement équilibré et rapide de l’économie, impulser la révolution technique et scientifique et les mettre au service des citoyens ; en finir avec les inégalités sociales et la précarité ; ouvrir au plus grand nombre l’accès aux responsabilités ; faire reculer l’égoïsme et l’intolérance; donner à l’Algérie, dans le monde, une place digne de son passé et de ses luttes actuelles, en lui assurant sa pleine liberté d’initiative au service de la coopération entre les peuples.

62/Notre programme expose les conditions et les moyens de résoudre les grands problèmes auxquels est confrontée l’Algérie. En luttant pour le faire triompher, nous luttons pour l’édification d’une 2ème république. Mais nous n’aspirons pas à remplacer des rapports injustes par d’autres rapports injustes. Ni en Algérie, ni dans le monde. Nous ne luttons ni pour une revanche, ni pour le triomphe d’une chapelle partisane. Nous affirmons, au contraire, que la lutte contre les forces de l’argent sale passe par le rassemblement de toutes les forces saines de la nation, de l’Algérie du travail dans sa richesse et sa diversité.

Le MDS (Mouvement Démocratique et Social) est un mouvement politique moderne. Il est l’héritier du PAGS, fondé en 1966 auquel a succédé Ettahadi-Tafat en 1993. Hachemi Chérif, son premier secrétaire général, a élaboré la ligne de double rupture avec l’islamisme politique et le système rentier. Le MDS veut édifier une 2ème république démocratique et sociale, bâtie sur un Etat de droit, la séparation du politique et du religieux, la promotion de l’algérianité et la parité entre l’homme et la femme. Il lutte contre l’import-import et la spéculation qui défendent des intérêts étroits au détriment de l’émergence de l’Algérie. Le MDS veut réhabiliter le travail et mettre en place une économie productive basé sur l’investissement et le travail comme valeur primordiale. Son objectif est d’assurer un développement durable et une répartition équitable de la richesse crée. Il est de tous les combats auprès de la société qui aspire au progrès. Il œuvre au respect des droits des peuples et à la démocratisation des rapports internationaux. Le congrès extraordinaire du 28 avril 2018 signe un retour tonitruant du MDS sur la scène politique nationale avec la désignation de Fethi GHARES comme le premier candidat à la présidentielle de 2019, avec comme mot d’ordre, pour un Large gouvernement du travail. Lors de ce congrès Hamid FERHI fût reconduit en tant que coordinateur national du mouvement et Fahem DAHI fût désigné comme secrétaire général.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *