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Un programme réaliste et cohérent

44/La tâche d’un gouvernement du travail serait de mettre en œuvre un programme qui tourne le dos aux mesures antisociales, anti-démocratiques et antinationales prises depuis des années au seul bénéfice des forces liées au despotisme néolibéral adossé à la rente. Sa politique consisterait à proposer à toute la société d’être elle-même l’artisan de changements politiques, économiques et sociaux sans précédent.

45/Nous ne sommes pas des démagogues. L’orientation politique que nous proposons est conséquente. Pour sa part, le MDS dispose d’un programme qui ne se contente pas d’avancer des objectifs sociaux comme un catalogue de bonnes intentions en direction des algériennes et des algériens qui attendent, dans leur ensemble, une amélioration de leurs conditions de vie et de travail. Il propose aussi les moyens d’atteindre ces objectifs. Il définit la manière d’assurer un développement harmonieux et durable et qui dégage, en même temps, les ressources nécessaires au financement des mesures sociales.

46/Nous ne sommes par ailleurs ni nihilistes, ni sectaires. Nous ne considérons pas que rien n’a été fait, qu’il n’existe aucun point d’appui pour soulever l’espoir. Au contraire, les épreuves qu’a affrontées la société ont permis de faire mûrir les conditions de mise œuvre d’un programme de changement. Il est vrai que nous nous opposons à la politique du pouvoir et à l’islamisme. Il est vrai que nous sommes la force la plus déterminée à accomplir la double rupture. Mais nous sommes prêts à mener ce combat jusqu’à son terme en remplissant toujours mieux notre rôle de gauche moderne dans l’organisation et l’orientation des luttes de la société aux côtés de toutes les forces qui s’engageraient pour son autonomisation.

47/Nous sommes disposés à assumer les responsabilités gouvernementales précisément parce que nous ne nous satisfaisons pas de mettre en accusation le despotisme néolibéral et que nous voulons consolider le front intérieur. Nous avançons, en même temps, sur toutes les questions qui se posent à la société et au pays des solutions constructives qui se basent sur une connaissance des réalités économiques et des besoins sociaux. Notre souci du bien public, notre aptitude à gérer, notre sens de l’État sont d’ailleurs reconnus à travers le rôle attribué à notre courant aussi bien dans la prise en charge des tâches d’édification nationale que dans la résistance au projet d’édification d’un État théocratique et le rejet des illusions portées par le printemps arabe.

48/C‘est ce sens des responsabilités qui nous fait articuler progrès social et progrès économique. L’un et l’autre doivent, selon nous, aller de pair, à l’opposé de ce qui se passe avec le néolibéralisme adossé à la rente qui a vu en même temps que la croissance se développer les inégalités sociales. En élargissant le marché intérieur, l’élévation du pouvoir d’achat sera, elle aussi, un facteur de croissance économique

49/La relance de l’industrie, de l’agriculture et des services, la transition énergétique, la planification transparente et équilibrée du développement, le déploiement de l’initiative des créateurs d’entreprises mais aussi des travailleurs rendu possible grâce à une démocratisation de la vie économique et syndicale seront également de puissants facteurs d’un développement économique inconnu jusque-là. Celui-ci bénéficiera, en outre, de la révolution technique et scientifique ainsi que de la numérisation, soutenues par l’État et dégagées de l’entrave résultante de la seule considération du profit immédiat. En retour, cet essor économique et technologique permettra de franchir de nouvelles étapes dans la satisfaction des besoins de la société.

50/Naturellement les islamo-conservateurs prétendront que la réalisation de nos mesures serait une remise en cause de notre identité nationale, une trahison de nos valeurs. Les néolibéraux nous dirons que c’est un luxe que nous ne pouvons plus assumer avec la chute des cours du baril. Mais ce qui est une trahison c’est de ne pas édifier une Algérie démocratique et sociale pour laquelle sont tombés les martyrs de la guerre de libération nationale et ceux qui ont résisté au terrorisme islamiste. Ce qui serait un luxe c’est de continuer à supporter une caste de privilégiés qui bâtissent leurs fortunes au dépend de l’Algérie.

51/Les moyens de réaliser une véritable politique sociale existent. La réappropriation par la société et l’État des capitaux qui ont fui, une réforme démocratique de la fiscalité, la suppression des énormes dépenses parasitaires englouties par la politique de l’offre et par les pratique somptuaires de l’État, l’élimination de la fraude, de la spéculation et de la corruption, tout cela dégagera les moyens de financement nécessaires à la politique que nous préconisons.

52/Loin de constituer une simple compilation de mesures disparates, le programme du MDS constitue un tout cohérent qu’il défendra auprès des partenaires d’un gouvernement du travail. C’est le résultat d’un effort collectif considérable autour des luttes et revendications exprimées dans la société, débattues par les cadres et militants de notre mouvement. Il bénéficie également de l’apport des nombreux experts que le MDS a rencontré et dont il a été à l’écoute tout en exposant ses solutions.

53/Il ne s’agissait pas – face aux graves problèmes qui sont ceux de la société aujourd’hui – de proposer quelques vagues options à caractère électoraliste. Il ne s’agissait pas de copier l’expérience du passé. L’exigence était d’aller au-delà des résultats obtenus en 1962, 1988 et après 1999 : la situation du pays appelle actuellement des transformations décisives et irréversibles de la vie sociale. C’est pour réaliser ces transformations – politiques, économiques, sociales – que nous avons établis un programme. Il a pour ambition de répondre aux besoins les plus élevés de l’Algérie, État et société.

Le MDS (Mouvement Démocratique et Social) est un mouvement politique moderne. Il est l’héritier du PAGS, fondé en 1966 auquel a succédé Ettahadi-Tafat en 1993. Hachemi Chérif, son premier secrétaire général, a élaboré la ligne de double rupture avec l’islamisme politique et le système rentier. Le MDS veut édifier une 2ème république démocratique et sociale, bâtie sur un Etat de droit, la séparation du politique et du religieux, la promotion de l’algérianité et la parité entre l’homme et la femme. Il lutte contre l’import-import et la spéculation qui défendent des intérêts étroits au détriment de l’émergence de l’Algérie. Le MDS veut réhabiliter le travail et mettre en place une économie productive basé sur l’investissement et le travail comme valeur primordiale. Son objectif est d’assurer un développement durable et une répartition équitable de la richesse crée. Il est de tous les combats auprès de la société qui aspire au progrès. Il œuvre au respect des droits des peuples et à la démocratisation des rapports internationaux. Le congrès extraordinaire du 28 avril 2018 signe un retour tonitruant du MDS sur la scène politique nationale avec la désignation de Fethi GHARES comme le premier candidat à la présidentielle de 2019, avec comme mot d’ordre, pour un Large gouvernement du travail. Lors de ce congrès Hamid FERHI fût reconduit en tant que coordinateur national du mouvement et Fahem DAHI fût désigné comme secrétaire général.

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